Le principe
Les apps de rencontre vivent de votre frustration : elles vous vendent l'espoir du match,
jamais votre position réelle sur le marché. Le RCE fait l'inverse. Il calcule combien de
personnes correspondent à vos critères — et surtout, la face que personne ne montre :
combien d'entre elles vous accepteraient en retour.
Le calcul tourne sur une population synthétique de 200 000 profils calibrée sur les
données françaises. Chaque profil est cohérent (le diplôme influe sur le revenu, l'âge sur le
célibat, l'origine sur la religion…) et porte ses propres exigences : fenêtre d'âge,
taille minimum, plancher de revenu, diplôme, enfants, tabac, silhouette, alcool, religion, origine.
Les deux entonnoirs
« Vos critères » filtre la population, étape par étape, jusqu'aux célibataires qui
correspondent à ce que vous demandez. C'est le chiffre que les apps laissent imaginer.
« Leur verdict sur vous » est l'entonnoir inverse : parmi ces célibataires, combien
vous acceptent sur chaque critère — puis vient la sélectivité, la probabilité d'accepter
un profil qui passe déjà tous les filtres explicites (l'attention, le « feeling »). Elle est
calibrée entre les taux d'acceptation observés sur les apps (femmes 5-9 %, hommes
40-60 %) et en speed-dating (~38 % / ~50 %). Le résultat final est votre
audience réelle : les personnes réellement susceptibles de s'engager.
La note de marché
Votre profil est évalué par un échantillon de 3 000 célibataires du sexe recherché, puis
classé parmi vos concurrents directs : les célibataires de votre sexe, à ±5 ans.
P32 signifie : mieux placé que 32 % d'entre eux. Ce n'est pas une note de valeur —
c'est votre rang dans les préférences déclarées de l'autre côté du marché.
D'où viennent les chiffres
Démographie
INSEE — recensement, bilan démographique, vie en couple, Enquête Famille
Corps & santé
Santé Publique France — étude Esteban (taille, poids), Baromètre tabac, OFDT alcool
Revenus
INSEE DADS/FPS (salaires nets), DREES (pensions)
Origine
INED — enquête Trajectoires et Origines (TeO2). La France interdit les statistiques ethniques : l'origine migratoire sur deux générations est le proxy légal, et la variable la moins précise du modèle.
Religion
IFOP / Institut Montaigne, conditionnée à l'origine
Préférences
Bruch & Newman 2018 (Science Advances, 200 000 utilisateurs) · Whyte et al. 2021 (hypergamie) · Fisman & Iyengar (speed-dating) · données OKCupid publiées · taux de swipe documentés
Comment lire les nombres
- Résolution ±269. Une ligne synthétique représente ~269 personnes réelles. Les pools sous ~1 000 sont des ordres de grandeur, pas des comptages.
- Les effectifs sont français. Les pourcentages, ratios et leviers se lisent comme des ordres de grandeur valables pour l'Occident — les asymétries de préférences se répliquent dans toutes les cultures mesurées.
- Contexte apps. Sur les grandes plateformes il y a ~3 hommes actifs pour 1 femme : l'attention y est encore plus concentrée que ces chiffres nationaux.
Les limites
- L'origine est la variable la moins calibrée (proxy TeO2, endogamie volontairement conservatrice).
- Les préférences sont calibrées sur un modèle hétérosexuel ; la recherche même sexe fonctionne mais l'autre côté reste calibré hétéro.
- Pas de facteur « photo / charisme » individuel : au-delà de la silhouette, l'apparence est absorbée par la sélectivité agrégée. Le RCE mesure ce qui est mesurable.
- C'est une approximation assumée. L'ordre de grandeur est le message.